Before Canada / Avant le Canada

Before Canada: Northern North America in a Connected World, 1000-1800AD

The territory later to be known as Canada, vast and always thinly populated, functioned for centuries as an unlikely international carrefour.  Long-distance travel under daunting conditions long served to connect far-flung peoples and places.  Starting out from the Bering Sea, Thule bands pushed westward across the Arctic rim toward Greenland and down into Labrador, just when Norse seafarers were approaching these same regions from the North Atlantic.  Tsimshian and Tagish traders ventured out along mountain glaciers linking the Yukon interior to the Pacific coast.  Basque whalers and Norman cod fishers visited Newfoundland and penetrated into the Gulf of St. Lawrence, coming every summer in large numbers and linking these regions to the Mediterranean and the Caribbean. Indigenous captives from the American southwest as well as Africans caught up in the toils of the Atlantic slave trade found themselves in involuntary servitude in Montreal and Quebec. Long before the age of the railroad and the telegraph, canoe routes thousands of miles long were linking indigenous nations of the prairies to Europe via Hudson Bay and the St. Lawrence. The connections were obviously economic, but they also had political, cultural and intellectual dimensions.

Harold Innis noted these networks and connections long ago, but his vision was highly eurocentric and imbued with the teleologies of settler nation-building.  The time is right for a more balanced and decolonized appreciation of spaces and connections.

To be held at McGill University, Montreal on October 26th and 27th, 2019, “Before Canada: Northern North America in a Connected World, 1000-1800AD) will see historians, geographers, archeologists and literary scholars gather to look at the long-distance movement of people, goods and ideas that put Canada in touch with global circuits before there was a Canada. Papers should be no more than 20 minutes long, in English or in French.

To participate, or for more information about the conference, see our “Call for Papers” and “Information” tabs.

Avant le Canada : le nord du continent dans un monde interconnecté, ca. 1000-1800 DNE

 Depuis des siècles, la partie septentrionale de l’Amérique du Nord, vaste territoire peu peuplé, a fonctionné comme un improbable carrefour international. Les voyages longue distance, souvent entrepris dans d’intimidantes conditions, ont longtemps servi à connecter des lieux et des peuples autrement très éloignés. Suivant le bord de l’Arctique depuis la mer de Béring, les Inuit Thulé ont fait leur chemin vers l’est, se rendant au Groenland et jusqu’au Labrador au moment même où des navigateurs scandinaves s’approchaient de ces mêmes régions depuis l’Atlantique. Des baleiniers basques et des pêcheurs de morue normands qui sont venus chaque année en grands nombres visiter Terre-Neuve et pénétrer dans le golfe du Saint-Laurent, ont lié ces régions à la Méditerranée et aux Caraïbes. Des captifs autochtones du sud-ouest de l’Amérique ont été, tout comme les Africains pris dans la toile de la traite atlantique d’esclaves, se sont retrouvés dans une servitude involontaire à Montréal et à Québec. Bien avant l’âge des chemins de fer et du télégraphe, des canots sillonnaient des milliers de kilomètres de routes, rattachant les nations autochtones des Prairies à l’Europe via la baie d’Hudson et le Saint-Laurent. Ces différentes connexions étaient évidemment économiques, mais présentaient aussi des facettes politiques, culturelles et intellectuelles. Harold Innis a remarqué il y a longtemps déjà ces réseaux et connexions, mais sa vision était manifestement eurocentrique et imprégnée des téléologies propres à l’édification de nations par des colonisateurs. Il est maintenant temps de présenter une approche plus équilibrée et décolonisée de ces espaces et connexions.

Cette conférence se penchera sur les mouvements longue distance de peuples, biens et idées qui ont mis le Canada en relation avec des circuits mondiaux avant même la création du Canada. Les historiens, géographes, archéologues et littéraires sont invités à soumettre une proposition de communication. Nous sommes intéressés à la fois par des contributions originales pointues et par des interprétations plus générales. Les communications prendront la forme d’exposés de 20 minutes, en français ou en anglais.

Pour participer au colloque ou pour en savoir plus, veuillez consulter nos pages “Appel à communications” et “Information.”